L’idée de cette expérience a surgi quand une jeune chercheuse mexicaine, Laura Cuaya, a quitté son pays natal en 2018 pour rejoindre la Hongrie et entamer un post-doctorat. Elle avait emmené son border collie Kun-Kun et s’est demandé, une fois à Budapest, ce qui pouvait se passer dans sa tête en entendant parler hongrois pour la première fois. «J’ai proposé à mes responsables de faire de l’imagerie cérébrale, et ils ont accepté», raconte la première auteure de travaux publiés dans Neuroimage. Pas moins de dix-huit chiens, âgés de 3 à 11 ans, ont été recrutés pour cette étude et participer à cette expérience inédite aux côtés de leur propriétaire hispanophone ou magyarophone. Six border collies, cinq golden retrievers, deux bergers australiens, un cocker spaniel, un labradoodle (croisement de labrador retriever et de caniche) et trois chiens sans race.