Les six chiots ont commencé leur entraînement avec la police de Pékin fin novembre. Ils ont un avantage de taille sur leurs pairs: ce sont des copies conformes de Sijiding et d’A’rui, deux bergers belges malinois avec un talent particulier pour renifler les explosifs et appréhender les criminels en fuite. Pour ne pas perdre ces qualités, le Bureau local de la sécurité publique a décidé de les faire cloner. Il espère gagner du temps et de l’argent sur leur entraînement – qui prend normalement quatre à cinq ans et coûte 56 000 à 70 000 francs. Agés de 4 mois, les six canidés présentent déjà des traits prometteurs. «Ils sont aussi doués que des chiots de 6 mois», a noté leur entraîneur, cité dans la presse chinoise. 

La technologie, qui consiste à récolter des cellules de peau sur l’animal, à insérer cet ADN dans un œuf énucléé et à l’implanter dans l’utérus d’une mère porteuse, a déjà servi à cloner un premier chien policier en janvier dans le Kunming.