Ce cétacé d’eau douce, qui comme son nom l’indique est dépourvu d’aileron dorsal, vit en Chine seulement dans le Yangtsé et dans deux lacs reliés à ce grand fleuve, hélas pas épargnés par les pollutions industrielles.

Dix marsouins aptères ont été retrouvés morts dans le lac Dongting depuis mars et six autres dans le lac Poyang depuis le début de l’année, a rapporté l’agence Chine nouvelle.

«Ces morts récentes font monter le taux de mortalité du marsouin aptère à un niveau de 5 à 10%, ce qui signifie que l’espèce sera éteinte dans 15 ans», ont conclu des experts cités par l’agence officielle.

Un cousin du marsouin aptère, le dauphin de Chine, est lui jugé éteint depuis plusieurs années après avoir été victime d’une pollution dévastatrice, de la pêche illégale et du trafic fluvial.

Après une expédition scientifique en 2006, des experts avaient en effet annoncé la très probable extinction de ce dauphin de rivière (baiji en chinois), une espèce qui existait depuis quelque 20 millions d’années.