C’est l’histoire de Helva, une spitz nain couleur crème âgée de huit semaines à peine, qui s’est retrouvée aux soins intensifs de l’Hôpital vétérinaire de Zurich, dans un état proche d’un coma et sauvée in extremis. Ou celle de son confrère d’infortune Louie, importé illégalement lui aussi, sans vaccin contre la rage, qui a été renvoyé dans son pays d’origine en Europe de l’Est et n’a pas survécu au voyage. Ou de Chica, une boule de poils noire avec un regard triste, qui a fini par succomber à la parvovirose en quelques semaines à peine, faute de soins nécessaires dans son enfance, laissant inconsolable sa famille adoptive. Ce sont d’autres histoires encore, de ces compagnons à quatre pattes achetés sur le coup de l’émotion pendant la pandémie, souvent sur internet, sans papiers en règle ni vaccins, puis tombés malades, abandonnés, ou condamnés à être euthanasiés.