Avec «Tête chercheuse», Le Temps donne la parole aux scientifiques de Suisse romande, pour comprendre ce qui les occupe, les inspire, les fascine et les mobilise dans leurs recherches.

Les autres têtes chercheuses:

Quand j’étais enfant, je rêvais d’être…

«Un héros scientifique. Sans doute parce que je n’étais ni très fort, ni très grand. Je vivais à la campagne, au sein d’une famille avec laquelle j’avais parfois l’impression d’être en dissonance. Pour mes parents adoptifs, les livres servaient avant tout de décoration. Ces derniers m’ont néanmoins permis d’avoir accès à de nombreux ouvrages. J’allais les lire dans une petite cabane située sous un arbre au fond du jardin, où je pouvais m’évader avec des romans d’aventures ou la Bibliothèque verte.»

Finalement, je suis devenu…

«Spécialiste de l’informatique médicale. Mon équipe de recherche travaille sur les données médicales, cherche à en tirer du sens, de la connaissance, à mesurer leur impact, imaginer de nouvelles manière d’interagir avec l’information. J’aime laisser de la place à l’erreur, à la transgression constructive, que je considère comme fondamentales dans le processus créatif. Il y a plus de dix ans, alors que les smartphones tels que nous les connaissons aujourd’hui existaient à peine, nous avons développé des applications destinées aux infirmières, imaginant qu’elles auraient, dans le futur, un ordinateur dans la poche plutôt que sur un bureau. Dans la foulée sont nées SmartHUG, qui permet notamment de consulter en direct les délais d’attente aux urgences, ou InfoKids, qui s’adresse aux parents dont les enfants requièrent une consultation aux urgences.»