Lorsque nous ressentons une secousse sismique, notre première réaction est de nous informer sur le web. Les moteurs de recherche voient ainsi apparaître un pic de demandes liées aux mots clés du séisme, au bout de quelques dizaines de secondes seulement. Ces mêmes mots émergent sur les réseaux sociaux comme Twitter. Des chercheurs français, hongrois et allemands ont eu l’idée d’utiliser ces données afin de' compléter les données sismiques pour localiser plus rapidement les séismes.

«Apporter rapidement des informations fiables aux personnes subissant un séisme est crucial», rappelle Rémy Bossu, chercheur au European-Mediterranean Seismological Centre (EMSC), à Arpajon en France, et cosignataire de l’article paru début avril dans la revue Science et décrivant ces travaux. «Cela évite par exemple qu’ils ne submergent d’appels les centres de secours.»