«Le monde est sur une autoroute qui mène à l’enfer climatique avec le pied sur l’accélérateur.» En ouverture de la conférence climatique de Charm el-Cheikh (COP27), le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres avait appelé la communauté internationale à éviter «un suicide collectif», à choisir entre «coopérer ou périr» et à prévenir «un chaos collectif irréversible». Cet habitué des formules choc est-il allé trop loin, au risque de décourager les efforts engagés pour freiner le réchauffement climatique? Pas si sûr, car la tendance actuelle du réchauffement, une planète réchauffée en 2100 de 2,5 °C et 3,8 °C — depuis l’ère industrielle —, comporte de multiples dangers.