La navette spatiale SpaceShipTwo qui s’est écrasée vendredi 31 octobre en Californie, aurait éclaté en vol. C’est ce que révèlent les premiers résultats de l’enquête menée par le National Transportation Safety Board (NTSB – le Conseil national de la sécurité des transports) après l’accident qui s’est produit lors d’un vol test de l’appareil dont Virgin Galactic, la société qui le développe, espérait qu’il serait le premier à transporter des touristes dans l’espace. Le crash avait entraîné la mort d’un des pilotes et blessé gravement le second.

« La zone de débris indique un éclatement en vol », a expliqué à Christopher Hart, directeur par intérim du NTSB. « Nous en aurons la certitude lorsque nous aurons étudié toutes les données dont nous disposons. »

Moins de passagers ?

D’après les premiers éléments de l’enquête, l’accident serait dû à une défaillance structurelle et non à une explosion de l’appareil, rapportait par ailleurs dimanche le Wall Street Journal, citant une personne proche de l’enquête ayant requis l’anonymat. Selon le quotidien, les enquêteurs s’intéressent à la forme de l’engin afin de savoir si elle pourrait être à l’origine du drame.

Si l’hypothèse était vérifiée, « cela pourrait contraindre Virgin Galactic à redessiner une partie importante de la fusée (…) Cela pourrait potentiellement avoir une implication sur la taille du vaisseau et le nombre de passagers qu’il peut transporter », explique le quotidien économique.

Le milliardaire Richard Branson, qui dirige le projet, a promis samedi de faire le nécessaire pour déterminer les causes de l’accident de la navette.

Il s’agit du second accident subi en moins d’une semaine par une entreprise privée du secteur spatial. Mardi, une fusée Antares non habitée construite par Orbital Sciences, qui devait ravitailler la Station spatiale internationale (ISS), a explosé quelques secondes après son décollage de Virginie.