astrophysique

Deux Suisses pour un Nobel d’un autre monde

Vingt-cinq ans après la toute première détection d’une exoplanète, les deux genevois Michel Mayor et Didier Queloz ont reçu la récompense scientifique suprême et se partagent la moitié du Prix Nobel de physique, l’autre revenant au Canado-Américain James Peebles

Tout vient à point à qui sait attendre, dit-on. Aucun doute, Michel Mayor et Didier Queloz ont attendu. Presque vingt-cinq ans après leurs travaux pionniers qui ont permis la détection de la première planète existant en dehors de notre système solaire, les deux astrophysiciens de l’Université de Genève ont été récompensés par le Prix Nobel de physique mardi 8 octobre.

Le jury suédois a distingué leurs «découvertes sur l’évolution de l’Univers et sur la place de la Terre dans celui-ci». Les deux confrères se partagent la moitié du prix, l’autre revenant au Canado-Américain James Peebles de l’Université Princeton «pour des découvertes théoriques en cosmologie physique», notamment la prédiction de l’existence du fonds diffus cosmologique, ce rayonnement datant des prémices de l’Univers.