Le Temps: On imagine votre quotidien bouleversé depuis le 8 octobre dernier. Comment se sont déroulés les ultimes événements de votre «vie d’avant», et que vous êtes-vous dit l’un à l’autre?

M.M.: Je me trouvais à l’aéroport de San Sebastian en Espagne. J’avais quelques minutes à tuer avant de prendre mon avion, alors j’ai regardé l’annonce du Comité Nobel sur internet. Lorsque je me suis connecté, et que j’ai entendu le président du comité dire que «le prix [allait] cette année récompenser des travaux qui ont permis une meilleure connaissance du cosmos», je me suis dit, «ha, c’est intéressant» (rires).