«Nous avons eu une chance incroyable. C’est vraiment extraordinaire.» Melanie During, doctorante à l’Université d’Uppsala (Suède), est d’un enthousiasme communicatif. «On n’aurait jamais pu imaginer que ces six poissons-spatules et esturgeons, dont nous avons retrouvé les fossiles en 2017 sur le site de Tanis (Dakota du Nord, Etats-Unis), sont morts quelques minutes après l’impact de l’astéroïde géant au Mexique, à 3000 kilomètres de là!» Et pourtant, à lire l’étude publiée mercredi soir dans Nature, les preuves semblent bien être là.