C’est un comportement qui a le don d’agacer les médecins et les proches: rechercher sur internet les causes d’un gratouillement, d’un chatouillement, ou de tout autre gêne. Au moindre pet de travers, les cyberchondriaques, comme on les appelle, se ruent chez docteur Google et s’auto-diagnostiquent des maladies, la plupart du temps de manière erronée. Vraiment? Une nouvelle étude parue cette semaine dans la revue JAMA Network Open suggère que ces messieurs Argan des temps modernes n’auraient pas tout faux à ce petit jeu.

Menée par une équipe américaine de médecins du Brigham and Women’s Hospital et de la Harvard Medical School, deux institutions sises à Boston, l’étude avait pour objectif de déterminer si des quidams étaient capables de livrer de bons diagnostics à partir de recherches sur internet. Pour ce faire, 5000 participants ont dû analyser des «vignettes cliniques», exercices bien connus des médecins et des étudiants. A partir de la description de cas cliniques (profil de patients, symptômes, antécédents éventuels, etc.), ils ont dû répondre à des questionnaires portant sur la démarche médicale à adopter – en utilisant ou non les conseils donnés par Google, Doctissimo ou n’importe quelle autre source en ligne.