Au cours de la première phase de cet essai clinique, le vaccin sera administré à un petit groupe de personnes en bonne santé à l’hôpital militaire Walter Reed Army Institute of Research à Silver Spring dans le Maryland (est des Etats-Unis).

L’essai clinique de phase 1 sera mené pour «déterminer l’innocuité, la dose appropriée et les effets secondaires potentiels» de ce vaccin expérimental, a précisé la ministre canadienne Rosa Ambrose lors d’une conférence de presse.

Le Canada a fourni vingt fioles de ce vaccin (rVSV-ZEBOV), développé par l’agence de santé publique du Canada à Winnipeg, dont la licence de commercialisation est détenue par la société américaine NewLink Genetics.

Les premiers résultats devraient être disponibles en décembre 2014, selon le ministère de la Santé canadienne.

La ministre s’est dit confiante que ces essais seront concluants et espère que «les progrès de la recherche sur ce vaccin expérimental seront utiles à la lutte contre la propagation d’Ebola dans le monde».

Jusqu’ici les tests menés sur des animaux par les chercheurs canadiens se sont avérés «très prometteurs» selon l’administrateur en chef de la Santé publique, Gregory Taylor.

En août, le Canada a par ailleurs fait don de près de 1.000 doses de ce vaccin expérimental à l’Organisation mondiale de la santé. Ces doses sont toujours au Canada et l’OMS n’a pas encore décidé quand et si elle allait les utiliserait, selon Rona Ambrose.

Jusqu’ici, l’épidémie Ebola a fait plus de 4.000 morts sur 7.399 cas recensés dans sept pays (Sierra Leone, Guinée, Liberia, Nigeria, Sénégal, Espagne et Etats-Unis), selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Outre ce vaccin canadien, il existe un autre vaccin développé par le laboratoire britannique GlaxoSmithKline. Les premiers tests sur l’humain ont débuté le mois dernier aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Des phases expérimentales sont également prévues au Mali et en Gambie, selon l’association britannique caritative Wellcome Trust.