Les deux satellites n’avaient pas atteint à la fin du mois d’août l’orbite circulaire prévue.

Cette information a été confirmée mercredi à l’AFP par une source proche du dossier alors que la commission d’enquête européenne chargée d’analyser les raisons de ce loupé doit se réunir le 7 octobre.

Lancés le 22 août par Arianespace depuis Kourou (Guyane), les deux satellites Galileo, Sat-5 et Sat-6, n’ont pas atteint l’orbite circulaire prévue à quelque 23’000 km d’altitude, mais une orbite elliptique vers 17’000 km. Cela les a rendu inopérants pour la mission Galileo, le système de navigation européen censé concurrencer le GPS américain, à laquelle la Suisse participe.

La fusée Soyouz a échoué dans ce lancement en raison d’une panne d’alimentation en hydrazine de son étage supérieur Fregat, a découvert la commission d’enquête constituée juste après cet échec. Ce composé chimique utilisé comme carburant pour les moteurs de fusée a gelé pendant le vol.

Cela s’expliquerait par un problème de tuyauterie sur les Fregat, qui sont construites par la société russe NPO Lavochkine. Selon «Le Monde», les enquêteurs estiment que les plans de montage de Fregat n’ont pas été conçus avec assez de rigueur.

Le tuyau dans lequel circulait l’hydrazine était trop proche d’un autre où circulait de l’hélium très froid, précise la source proche du dossier.