Les emballages de produits alimentaires peuvent contenir des substances chimiques nocives, susceptibles de se déposer sur la nourriture. Des chercheurs ont identifié 175 produits en Europe et aux Etats-Unis. Bien que potentiellement dangereux, ils peuvent toutefois être utilisés légalement.

Certains de ces matériaux augmentent le risque de cancer, portent atteinte à l’appareil reproducteur ou attaquent le système hormonal, souligne la fondation zurichoise Food Packaging Forum dans une étude, reprise mardi par les quotidiens Tages-Anzeiger et Bund. Ces substances constituent une source possible de pollution des aliments.

Plus de 6000 d’entre elles apparaissent sur des listes officielles et non officielles recensant des produits chimiques. Certaines contribuent à entraîner des maladies chroniques. D’autres n’ont en revanche pas été analysées sous l’angle de leur dangerosité.

«Particulièrement inquiétants»

Une partie des matériaux pourrait même être considérée comme «particulièrement inquiétante». Ces matériaux devraient être retirés du commerce, selon la législation de l’Union européenne. Ils ne sont d’ailleurs plus admis dans les ordinateurs et téléphones portables, affirme la fondation.

Le but de l’étude était d’identifier des matériaux d’emballage connus qui sont considérés comme inquiétants. Les scientifiques n’ont toutefois pas examiné leur taux de concentration, ce qui empêche d’évaluer précisément les risques.

L’étude a été publiée début juillet dans Food Additives and Contaminants, Part A. Son mandataire, la fondation Food Packaging Forum, compte parmi ses sponsors les fabricants de récipients en verre Vetropack et Bucher Emhart Glass. Elle affirme cependant être indépendante.