Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Une maquette du module Schiaparelli lors de la conférence de presse de l’agence spatiale européenne (ESA).
© Kai Pfaffenbach / Reuters

Espace

ExoMars a perdu son atterrisseur

Le module Schiaparelli a bien touché le sol martien, mais le signal radio a été perdu depuis. Des problèmes au niveau des rétrofusées n’augurent rien de bon quant à son sort

Article mis à jour jeudi 20 octobre à 12h

L’Europe a-t-elle réussi mercredi à poser en douceur un atterrisseur sur Mars? Les équipes de l’Agence spatiale européenne (ESA) laissent planer le doute, après une conférence de presse qui s’est tenue ce jeudi 20 octobre. Elles devaient faire le point sur l’atterrissage du module Schiaparelli, qui a touché le sol de la planète rouge la veille, perdant le contact radio dans la foulée.

Lire aussi: L’Europe va se poser sur Mars, sous les yeux d’un robot américain

Accident ou simple avarie de communication? Pour faire la lumière sur cette affaire, les ingénieurs de l’ESA ont dû attendre le téléchargement des données en provenance de TGO, la sonde qui a transporté Schiaparelli, actuellement en orbite autour de Mars. Leur analyse était toujours en cours ce jeudi, mais l’Agence spatiale a lâché quelques éléments préliminaires.

Premier élément: la descente vers Mars, d’une durée de six minutes, a bien commencé.

Deuxième élément, les choses se sont compliquées peu après l’éjection du bouclier thermique et le déploiement du parachute de Schiaparelli.

Bien que les rétrofusées, qui servent à ralentir la chute du module, se soient bien mises en route, elles se seraient arrêtées trop tôt, pour une raison inconnue.

C’est donc dans les ultimes secondes de cette descente que tout semble s’être joué.

Rechercher Malgré cette incertitude, nul besoin d’être expert en ingénierie spatiale pour comprendre que si la vitesse de descente de Schiaparelli n’a pas pu être contrôlée, alors l’appareil s’est possiblement écrasé.

Semi-échec pour l’Europe et la Russie

Du côté de Darmstadt en Allemagne, où siège le centre opérationnel de l’ESA, l’optimisme reste cependant de mise. Jan Wörner, le Directeur Général, l’a martelé: Schiaparelli n’est qu’un démonstrateur technologique, et non un appareil scientifique. L’Allemand préfère regarder vers la sonde TGO, parfaitement fonctionnelle. «Nous avons un orbiteur impressionnant autour de Mars, prêt pour les mesures scientifiques de la mission ExoMars en 2020».

Sur ce point, les conséquences de ce semi-échec sur cette future mission, autrement plus ambitieuse puisqu’elle consistera à faire atterrir un rover sur la planète rouge, demeurent inconnues.

Si Schiaparelli est bel et bien détruit ou perdu, ce sera la deuxième fois que l’Europe spatiale (cette fois en collaboration avec la Russie) aura échoué à faire atterrir en douceur un engin sur Mars. En 2003, le module britannique Beagle 2 n’avait jamais réussi à émettre après son atterrissage. Jusqu’à présent, seuls les Américains ont réussi à poser sur Mars des engins qui ont été en mesure de fonctionner.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo sciences

Sécheresse et feux de forêts vus de l’espace

Chaque année, 350 millions d’hectares de forêts, friches et cultures sont ravagés par des incendies, soit la taille de l’Inde. L’astronaute allemand Alexander Gerst partage sur Twitter sa vue panoramique sur le réchauffement climatique depuis la Station spatiale internationale

Sécheresse et feux de forêts vus de l’espace

This handout picture obtained from the European Space Agency (ESA) on August 7, 2018 shows a view taken by German astronaut and geophysicist Alexander Gerst, showing wildfires in the state of California as seen from the International Space Station…
© ALEXANDER GERST