Encore taboue, souvent minimisée par la société, la perte d’un bébé, même à un stade précoce de la grossesse, peut engendrer chez de nombreux parents une souffrance d’une profonde intensité. Difficulté à se remettre de la mort d’un petit être qui n’a pas existé aux yeux des autres, remarques blessantes de l’entourage, sentiment de culpabilité, annonce communiquée de manière parfois brutale… Ces différents aspects peuvent faire du deuil périnatal une épreuve particulièrement difficile à surmonter.

Selon les résultats d’une étude prospective réalisée sur 650 femmes par l’Imperial College de Londres et publiée le 14 janvier dans l’American Journal of Obstetrics and Gynecology, près d’une personne sur trois ayant vécu une fausse couche avant douze semaines de grossesse, ou ayant subi une grossesse extra-utérine (lorsque l’embryon s’implante en dehors de l’utérus), expérimenterait un état de stress post-traumatique pouvant perdurer, pour une femme sur six, jusqu’à neuf mois.