La conservation des foies humains, critique pour les transplantations, vient de faire un progrès spectaculaire avec la mise au point d’une nouvelle machine autorisant la conservation de ces organes durant sept jours, au lieu des neuf heures habituelles. Les travaux, fruits d’une collaboration entre Zurichois, l’hôpital universitaire et le Centre Wyss de médecine translationnelle, font l’objet d’un compte rendu paru le 13 janvier dans la revue Nature Biotechnology.

Les foies s’abîment très vite une fois prélevés. Environ 20% doivent être jetés, précise le chirurgien Pierre-Alain Clavien, qui a dirigé ces travaux. Dans 95% des cas, ils font l’objet d’une conservation dite statique, sans oxygène: plongés dans une solution froide reposant sur un lit de glace, ils se maintiennent neuf heures, parfois un peu plus. Depuis 2010, des méthodes dynamiques, dans lesquelles les organes sont perfusés, ont vu le jour. Encore largement expérimentales, elles permettent de limiter les lésions subies par les organes lors de leur manipulation et leur transport.