environnement

Les gaz réfrigérants, terreurs du climat

Certains fluides frigorigènes utilisés dans les climatiseurs contribuent fortement au réchauffement climatique. Une conférence internationale se tient à Rome pour réglementer leur usage

C’est une solution méconnue pour lutter contre les changements climatiques: se débarrasser de certains types de fluides frigorigènes, employés notamment dans les climatiseurs et les réfrigérateurs, serait une des approches les plus efficaces pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, devant d’autres options plus souvent discutées telles que le développement de l’énergie éolienne ou la restauration des forêts. C’est ce qui ressort du classement établi par le scientifique américain Paul Hawken et ses collaborateurs dans son projet Drawdown.

Une conférence internationale, qui se tient à Rome jusqu’au 8 novembre, a justement pour objectif de venir à bout de ces gaz, appelés HFC ou hydrofluorocarbures, de véritables terreurs pour le climat. Il s’agit de la 31e rencontre des signataires du Protocole de Montréal, un accord international ratifié en 1987, visant à réglementer la précédente génération de gaz réfrigérants, les CFC (ou chlorofluorocarbures). Ceux-ci avaient en effet une fâcheuse tendance à détruire la couche d’ozone qui protège notre planète contre les rayonnements UV du Soleil.