Environnement 

A Genève, un festival pour le climat

Alternatiba, le festival des initiatives locales pour le climat, est de retour sur la plaine de Plainpalais

Après la ratification mercredi à l’ONU à New-York par une trentaine de pays de l’Accord de Paris sur le climat, le texte semble bien parti pour entrer en vigueur cette année déjà. Mais loin des négociations internationales, la bataille climatique se joue aussi devant notre porte, comme l’illustre le festival Alternatiba Léman, qui se tiendra 24 septembre à Genève. Animations, conférences et repas communautaire géant permettront aux visiteurs de découvrir des initiatives locales de lutte contre les changements climatiques.

Alternatiba («Alternative» en basque) est un mouvement citoyen en faveur du climat dont le premier événement, un «village» écologique éphémère, s’est tenu en 2013 à Bayonne en France. Plusieurs dizaines de rassemblements similaires ont eu lieu depuis en Europe, dont le premier Alternatiba Léman, festival transfrontalier qui avait accueilli plus de 20 000 personnes l’année dernière sur la plaine de Plainpalais.

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La nouvelle édition d’Alternatiba Léman se tiendra au même endroit, dans une version resserrée, avec une centaine d’associations présentes contre 250 l’année passée. Agriculture de proximité, consommation responsable, recyclage, mobilité durable et éco-habitat figureront parmi les thèmes abordés. «De nombreuses animations sont prévues: il sera notamment possible de faire réparer des objets dans un Repair Café, de construire un four solaire ou encore de tester des logiciels libres», détaille Céline Perino, une des organisatrices. Gratuit et accessible à tous, le festival proposera aussi des conférences, notamment sur les enjeux de la COP 22, qui se tiendra en novembre prochain à Marrakech.

Alternatiba Léman s’est associé à l’association The Meal, qui préparera samedi midi un «repas solidaire» à base de produits locaux. Organisé dans diverses villes du monde au même moment, ce repas veut sensibiliser les participants aux enjeux de la souveraineté alimentaire. L’événement est payant mais les profits seront reversés à un projet d’agrotourisme en Birmanie.

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