Par une nuit ténébreuse et glaciale, la biologiste russe Vera Emelianenko, 24 ans, décida pour se délasser, après une journée de labeur au laboratoire de biologie marine, de se promener sur les rives inhospitalières de la mer Blanche gelée avec Mikhaïl Neretine, un ami. D’ordinaire, en cette saison, on s’oriente difficilement dans l’obscurité complète de la nuit polaire. Les crissements de la neige sous les pieds sont couverts par les formidables craquements de l’épaisse couche de glace soulevée par les vagues, et par le vent impitoyable balayant cette région septentrionale. Mais ce premier décembre, une surprise féerique attendait la biologiste, son ami, et une paire de chiens de la station de biologie de la mer Blanche.