Avec trois lancements cet été vers la Planète rouge, en quête de traces de vie passée, ce devait être l’année martienne. Mais voilà que l’inhospitalière Vénus lui vole la vedette sur la question de la vie extraterrestre. Une équipe anglo-américaine annonce en effet, dans la revue Nature Astronomy du 14 septembre, avoir observé dans les épais nuages de l’étoile du Berger la marque de la présence d’organismes vivants. Plus précisément, elle pense avoir identifié un gaz, la phosphine, ou phosphure d’hydrogène, de formule PH3, dont l’origine et la quantité dans l’atmosphère ne s’expliquent pas par des mécanismes physico-chimiques abiotiques – non biologique.

Mais entre cette observation inattendue et la conclusion extraordinaire, la démonstration est loin d’être parfaite, avec des étapes qui restent à confirmer et à éclaircir. Prudents, les chercheurs écrivent d’ailleurs en conclusion que «même si c’était confirmé, la détection de phosphine n’est pas une preuve solide de vie».