Sorti il y a deux ans déjà, Etherlords était un audacieux mélange de Heroes of Might & Magic et du jeu de cartes Magic: the Gathering. Si ce second opus garde ce qui a fait le succès de la série, c'est-à-dire essentiellement des combats très prenants tant en mode solo qu'en mode multijoueur, les développeurs ont néanmoins tenté une approche plus axée aventure et jeu de rôle. Malheureusement, il en résulte un déplacement beaucoup trop linéaire où vous affrontez des monstres toujours plus puissants au fur et à mesure de votre progression, un peu dans la veine des Final Fantasy sur PS2 avec les cinématiques en moins. Mais si ce nouveau gameplay est raté, Etherlords II se rattrape par son système de combat toujours aussi efficace inspiré du jeu Magic; le joueur doit élaborer un livre de sorts pouvant répondre à toutes les situations de combat contre tous les types d'adversaires. Du moins en théorie, puisque dans la pratique il vous faudra souvent plusieurs essais pour comprendre quelle est la meilleure tactique à adopter. Même si l'intelligence artificielle est bien conçue, ce jeu de stratégie prend une tout autre dimension dans le mode multijoueur. Ainsi, malgré des graphismes peu élaborés et des effets pyrotechniques un peu fades, ce nouvel opus arrive encore à accrocher grâce à des affrontements de longue haleine, qui donnent vraiment un sens au mot stratégie.

Le monde mafieux étant un vivier inépuisable de scénarios pour les développeurs de jeux vidéo, il ne faut jamais attendre très longtemps pour en voir sortir un nouveau. Le petit dernier de chez Mediamobsters, Gangland, rappellera aux nostalgiques le fameux Syndicate. Le principe est toujours à peu près semblable. Il s'agit de gravir les différents échelons de la pègre locale avec, cette fois, une histoire de vengeance à la sicilienne en toile de fond: Mario, le héros, doit abattre les chefs de la mafia de Paradise City, ses frères, pour tenir la promesse qu'il a faite à son grand-père après le meurtre du cinquième frère par les trois autres. La campagne se déroule sur une douzaine de missions qui oscillent entre gestion et stratégie, en temps réel, d'objectifs variés allant du simple racket à l'assassinat. Au fur et à mesure, vous augmenterez le nombre de sbires sous vos ordres: il en existe quatre types principaux, plus quelques autres que vous pourrez débloquer. Mais ce mode, tout en restant amusant, devient vite répétitif. C'est surtout le mode multijoueur qui apporte un complément indispensable à ce titre, puisqu'il permet toutes les fourberies possibles propres à la mafia. Par contre ce concept mélangeant gestion, stratégie et jeux de rôle aurait mérité des graphismes plus soignés, les décors et les personnages étant un peu grossiers, et des thèmes musicaux un peu plus variés.