Sur l’écran, les tentacules d’une pieuvre géante s’agitent dans un océan de lave en fusion, alors qu’apparaissent, en rouge et vert, un nombre croissant de points indiquant différentes directions, parmi lesquels l’un d’eux seulement désigne précisément le nord, le sud, l’est ou l’ouest. En face du dispositif permettant de contrôler l’interface sans utiliser de manettes, Laurent Mialet – dont le diagnostic de sclérose en plaques est tombé il y a un peu plus de vingt ans –, est prêt à faire monter sa fréquence cardiaque. Objectif: une fois la bonne direction identifiée, se diriger vers elle et toucher virtuellement une cible sur l’écran, non sans avoir réalisé, au préalable, quelques pas chassés ou couru sur place.