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La planète a connu son record de température journalière ce lundi 3 juillet

La température moyenne journalière de l'air à la surface de la planète le 3 juillet a dépassé pour la première fois la barre des 17°C de moyenne, selon de premières mesures d'un organisme météorologique américain

Des Américains se rafraîchissent dans les fontaines du mémorial de la Seconde guerre mondiale à Washington, le 3 juillet.  — © KEVIN DIETSCH / Getty Images via AFP
Des Américains se rafraîchissent dans les fontaines du mémorial de la Seconde guerre mondiale à Washington, le 3 juillet. — © KEVIN DIETSCH / Getty Images via AFP

La journée de mardi a été la plus chaude jamais mesurée au niveau mondial, selon des mesures d'un observatoire américain. Sur la journée du 4 juillet, la température moyenne de l'air à la surface de la planète a été mesurée à 17,18°C par un organisme dépendant de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA), qui n'a cependant pas encore donné de confirmation officielle pour cette journée. Cette mesure dépasse nettement les 17,01°C mesurés lundi.

La journée de lundi a été la plus chaude jamais mesurée au niveau mondial. La température moyenne journalière de l'air à la surface de la planète le 3 juillet a été mesurée à 17,01°C par un organisme dépendant de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA). Cette mesure dépasse le record journalier précédent (16,92°C) établi le 24 juillet 2022, selon ces données des Centres nationaux de prévision environnementale du NOAA, qui remontent jusqu'à 1979.

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La température de l'air, qui oscille entre environ 12°C et 17°C de moyenne journalière au cours de l'année, était en moyenne de 16,20°C début juillet entre 1979 et 2000.

Ce record, qui doit encore être corroboré par d'autres mesures, pourrait être rapidement battu alors que l'hémisphère Nord débute la saison estivale et que la température mondiale moyenne continue en général de monter jusqu'à fin juillet-début août.

Un avant-goût d'El Niño

Début juin déjà, les températures moyennes mondiales ont été les plus chaudes jamais enregistrées pour cette période par le service européen Copernicus, battant les précédents records avec une «marge substantielle». Plusieurs records ont été battus en Asie et le Royaume-Uni a connu son mois de juin le plus chaud jamais enregistré tandis que le Mexique était traversé par une vague de chaleur extrême.

Ces observations sont un probable avant-goût du phénomène El Niño – généralement associé à une augmentation des températures mondiales – couplé aux effets du réchauffement climatique provoqué par l'activité humaine. Le 8 juin, la NOAA avait annoncé l'arrivée officielle d'El Niño, assurant qu'il «pourrait conduire à de nouveaux records de températures» dans certaines régions.

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Selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM, agence spécialisée de l'ONU), il y a une probabilité de 66% que la température mondiale moyenne annuelle près de la surface dépasse temporairement de plus de 1,5°C les niveaux préindustriels pendant au moins une année entre 2023 et 2027.

L'année 2022 a été la huitième consécutive où les températures annuelles mondiales étaient supérieures d'au moins 1 degré aux niveaux observés entre 1850 et 1900.