Quand elle était enfant, Holly Dunsworth faisait du basket et rêvait d’être grande et élancée pour pouvoir s’envoler vers le panier. «J’en prenais le chemin, raconte-t-elle. Et puis j’ai eu mes règles. J’ai vu les garçons continuer à grandir et ma croissance s’arrêter.»

La basketteuse en herbe, devenue professeure d’anthropologie physique à l’université américaine de Rhode Island, était loin d’imaginer qu’elle publierait, quelques décennies plus tard, un article décrivant les raisons biologiques de sa trop brève croissance adolescente, et remettant en cause la théorie de la sélection sexuelle, avancée depuis 150 ans pour expliquer la différence de taille entre les hommes et les femmes.