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L’attrait pour les CubeSat explose

Les micro et nanosatellites, gros comme des boîtes à chaussures, suscitent de l’intérêt largement en dehors des laboratoires universitaires, où ils sont «nés». Des firmes ont développé leur modèle d’affaires dans ce domaine des petits engins, avec pour activité surtout l’observation de la Terre. Rien qu’en 2015, le marché est estimé à plus d’un milliard de dollars

L’attrait pour les CubeSat explose

L’intérêt pour les micro et nanosatellites, domaine il y a peu confiné aux laboratoires universitaires – l’EPFL a lancé SwissCube en 2009 – explose, attisé par les prix à la baisse des possibilités de lancement. Ces engins, aussi appelés CubeSat, ont la taille d’un cube de quelques dizaines de centimètres de côté, ne pèsent que quelques dizaines de kilos, et sont donc plus petits et légers que ceux envisagés pour les constellations permettant de diffuser du Wi-Fi sur toute la planète (lire ci-dessus).

Leurs applications sont diverses (météo, surveillance agricole, radar, etc.), mais une grosse moitié a pour objectif l’observation de la Terre, selon le recensement fait par le bureau d’analyse SpaceWorks.

Un milliard de dollars en jeu

La société SkyBox Imaging, qui, à terme, veut produire avec 24 microsatellites des images de la Terre régulièrement mises à jour, a levé 90 millions de dollars, avant d’être rachetée par Google pour 500 millions de dollars. La firme PlanetLabs, née dans la Silicon Valley, ambitionne de photographier l’intégralité de la planète chaque jour avec une flottille de plus d’une centaine de nanosatellites de 4,5 kg.

Selon les estimations de SpaceWorks, entre 410 et 543 nano/microsatellites devraient être lancés en 2020 , contre environ 150 en 2014, la tendance annuelle étant à la hausse. Pour la seule année 2015, NewSpace Global table sur un marché dépassant le milliard de dollars. Richard M. David, l e directeur de cette société d’analyses qui suit près de 800 sociétés du spatial privé, estime que les consommateurs finaux des services fournis par ces satellites d’observation – toute entreprise ayant des infrastructures terrestres – n’ont pas encore conscience du potentiel de ces engins, et donc du fait qu’ils pourraient en bénéficier comme clients.

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