santé

Lausanne en pole position dans la lutte contre le cancer

Le Ludwig Cancer Research, le canton, le CHUV et l’Université de Lausanne comptent investir massivement ces trente prochaines années pour le développement de thérapies expérimentales contre le cancer

La recherche contre le cancer compte un nouveau centre d’envergure internationale à Lausanne. Le Ludwig Cancer Research, une institution américaine à but non lucratif, prévoit d’investir une somme conséquente – 300 millions de francs sur 30 ans – pour développer ses activités en immunothérapie dans la capitale vaudoise. Cette discipline s’appuie sur les défenses du corps pour lutter contre les cellules cancéreuses. Spécialiste dans ce domaine, le professeur George Coukos, chef du Département d’oncologie UNIL-CHUV, dirigera le centre lausannois, qui deviendra le troisième pôle de compétence du Ludwig Cancer Research dans le monde, après San Diego aux Etats-Unis et Oxford en Grande-Bretagne.

Financement croisé

«Le développement des recherches dans le domaine du cancer ces dernières années et les investissements promis par les institutions concernées par ce projet ont décidé Ludwig à choisir Lausanne», estime Pierre-Yves Maillard, chef du Département vaudois de la santé. Le CHUV investira 7,5 millions par an pour des thérapies expérimentales. L’Université de Lausanne financera des postes de recherche à hauteur de 5 millions par an.

Le canton s’est engagé à injecter près de 89 millions dans un premier temps pour la construction de nouveaux bâtiments dédiés à la recherche, sur le site de Dorigny et sur celui du Biopôle à Epalinges, qui hébergera l’institut Ludwig. Dans les six prochaines années, les investissements immobiliers pour la recherche s’élèveront à 300 millions, précise Pierre-Yves Maillard. «C’est un atout pour la réputation scientifique de la région. Mais aussi pour la population touchée par le cancer, chez qui les thérapies classiques ne donnent pas de résultat», ajoute le ministre socialiste. A moyen terme, de 200 à 300 patients par an devraient pouvoir bénéficier de traitements expérimentaux à Lausanne.

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