Les dommages causés à certaines pièces des batteries nécessitent des réparations qui vont durer «plusieurs mois». Pendant ce temps, l’équipe de Solar Impulse étudiera différentes variantes pour mieux refroidir ou chauffer les dispositifs durant de très longs vols, note le communiqué.

Stabiliser la température

Il faut doter Solar Impulse d’un système qui puisse garantir «une température stable» aux batteries de l’avion. Aussi bien dans un contexte chaud que froid, explique la porte-parole Alexandra Gindroz.

Durant la première ascension du premier jour du vol entre Nagoya et Hawaii, la température des batteries s’est élevée à cause du fort degré de pente et d’un excès d’isolation. Malgré les efforts du team Solar Impulse, il n’a pas été possible de diminuer la température par la suite.

Mauvaise évaluation du refroidissement

Les dégâts aux batteries ne sont pas «un échec technique ou une faiblesse technologique mais plutôt une mauvaise évaluation du profil de la mission et du système de refroidissement des batteries. La température des batteries lors d’ascensions et de descentes dans un climat tropical n’avait pas été prévue correctement», écrit Solar Impulse.

Après les réparations effectuées au Japon, Solar Impulse est reparti directement pour son vol le plus long à travers le Pacifique. Il n’a pas pu effectuer un seul vol test au Japon à cause de trop «de restrictions et de bureaucratie. On a décidé de continuer et c’était une bonne décision», a relevé la porte-parole.

Coûts du revers

Solar Impulse n’a pas assez d’éléments de batteries en réserve pour simplement changer ces pièces. Il faut les commander, les produire, les installer et les essayer. Cela prendra trop de temps pour essayer de finir la traversée du Pacifique cette année, selon Alexandra Gindroz.

Questionnée sur les coûts de ce contretemps, la porte-parole a dit n’avoir pas de chiffres à communiquer. Par rapport aux sponsors, ceux-ci sont au courant de la situation et l’on discute avec eux. C’est une aventure de longue durée, a-t-elle ajouté.

Finir le tour en 2016

Solar Impulse ne compte en effet pas baisser les bras à cause de ce problème. L’avion solaire de Bertrand Piccard et André Borschberg va essayer de terminer son tour du monde en 2016. Ce délai ne va en rien modifier les buts de cette entreprise pionnière, selon le communiqué.

Parti d’Abou Dabi le 9 mars, Solar Impulse 2 a accompli jusqu’ici près de 18 000 kilomètres. Il a atterri le 3 juillet sur l’île d’Oahu après une traversée du Pacifique depuis le Japon de 8200 km.