Astronomie

L’éclipse totale attire les foules sur les plages australiennes

Des scientifiques de la NASA, des touristes fortunés et des dizaines de milliers de curieux ont observé l’éclipse ce mercredi, à la pointe nord de l’Australie. Une course-poursuite entre soleil aimant et lune aimée, dans la mythologie des Aborigènes

Ce mercredi à l’aube, une éclipse totale de Soleil a attiré 60 000 visiteurs dans le nord de l’Australie, parmi lesquels des scientifiques de la NASA et des touristes japonais fortunés venus en jet privé, d’après le Sidney Morning Herald. L’éclipse a eu lieu vers 6h40 du matin (20h40 mardi, heure suisse) et l’obscurité totale a duré entre 30 secondes et 2 minutes selon l’emplacement.

«Quand la lumière du Soleil est revenue sur la terre, j’ai senti des larmes de remerciement dans mes yeux. Imaginez s’il n’était pas revenu?» raconte un Suisse cité par le quotidien The Australian. «C’était à vous couper le souffle», s’exclame Ann Lucey, une infirmière venue des États-Unis.

De nombreux groupes d’Aborigènes australiens ont regardé le phénomène, d’après le tabloïd australien Herald Sun, qui cite le blog de Duane Hamacher. Dans la mythologie aborigène, «la femme-soleil, Yhi, poursuit constamment l’homme-lune, Bahloo, qui a rejeté ses avances. Parfois, Yhi éclipse Bahloo, quand elle essaie de le tuer dans une jalousie meurtrière», explique ce chercheur, qui a publié une thèse sur le sujet en 2011.

Au bord de la rivière de Palmer, dans un lieu sauvage et désert infesté de crocodiles, de scorpions et d’araignées venimeuses, hippies et raveurs ont défié la nature hostile au festival Eclipse 2012. «Sexe, bière, serpents et crocodiles», titrait ce mercredi le Herald Sun, qui compare ce festival à celui de Woodstock.

La prochaine éclipse totale sera visible en mars 2015 au-dessus de l’Islande. En Australie, il faudra attendre jusqu’en 2028.

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