L’éléphant des forêts africaines est désormais considéré comme «en danger critique» d’extinction. Son homologue des prairies est lui en danger, selon la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publiée jeudi.

Cette décision suit des décennies de braconnage pour l’ivoire et de réduction de l’habitat de ces animaux. Les deux espèces sont évaluées pour la première fois séparément en raison de nouvelles indications. Auparavant, tous les éléphants africains étaient considérés comme vulnérables. Au total, près de 135 000 espèces sont rassemblées dans la Liste rouge. Parmi elles, plus de 37 000 sont menacées d’extinction, précise l’organisation.

«Le rôle des éléphants d’Afrique dans les écosystèmes est crucial», dit le directeur général, l’ancien chef de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) Bruno Oberle. Il appelle à mettre un terme rapidement au braconnage et à garantir un environnement adapté à ces animaux. Plusieurs pays africains ont montré récemment que cet effort est possible, selon lui.

415 000 éléphants

D’après les estimations, le nombre des éléphants des forêts africaines a reculé de plus de 85% depuis trois décennies. Celui de leurs homologues des prairies a baissé d’au moins 60% depuis cinq décennies.

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Le braconnage a atteint un pic en 2011 mais continue de menacer les populations d’éléphants. L’utilisation humaine des sols constitue un problème pour ces pachydermes. Et selon l’organisation, il resterait environ 415 000 éléphants africains. L’UICN salue les efforts et les législations qui ont permis d’empêcher davantage leur réduction ou même de favoriser une augmentation dans des pays.