L’Organisation mondiale de la santé a déclaré la fin officielle de l’épidémie au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, lundi, au terme d’une période de 42 jours - soit deux périodes d’incubation de 21 jours - depuis la confirmation du dernier cas.

«Il s’agit d’une réussite spectaculaire qui montre au monde entier que l’Ebola peut être stoppé», a déclaré à Abuja le représentant de l’OMS au Nigeria, Rui Gama Vaz.

La réaction très rapide des autorités et le déploiement d’équipes chargées de surveiller toutes les personnes entrées en contact avec des malades ont été des éléments-clés pour stopper la chaîne de contamination. Vingt cas au total ont été dénombrés, dont huit morts, sur une population de 170 millions.

Parallèlement, en Espagne, l’infirmière infectée dans un hôpital madrilène semble guérie. Un premier test, dont les résultats doivent encore être confirmés lundi, a indiqué dimanche soir que Teresa Romero, première personne à avoir contracté la maladie hors d’Afrique, n’avait plus le virus.

Alors qu’Ebola a fait plus de 4 500 morts, selon l’OMS, la présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, avait exhorté dimanche «le monde entier» à «participer» à la lutte contre cette maladie «qui ne connaît pas de frontières». Elle a réclamé «l’engagement de chaque nation […] en mesure d’aider, soit avec des fonds d’urgence, des fournitures sanitaires ou de l’expertise médicale».

C’est «un problème grave que nous ne devrions pas sous-estimer. Ce n’est pas un problème qui va se cantonner à une seule partie du globe», a souligné lundi la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, à son arrivée à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Luxembourg.

Les ONG réclament un dispositif garantissant l’évacuation vers l’Europe en 48 heures de leur personnel s’il était infecté. Sans cela, difficile de trouver des volontaires pour aller soigner des patients hautement contagieux dans des conditions difficiles.