Deux injections par jour pour cinq héroïnomanes de longue date. La mesure semble simple, mais elle est le résultat d’efforts colossaux. A Middlesbrough, en Grande-Bretagne, une clinique administre de la diamorphine – de l’heroïne pharmaceutique –, importée de Suisse pour ses patients depuis mi-octobre.

Des projets pilotes identiques existent depuis longtemps au Danemark, en Allemagne, au Luxembourg et aux Pays-Bas, mais aussi depuis peu au Canada, et en Ecosse prochainement. Tous s’inspirent du modèle helvétique de traitement des toxicomanes. En somme, donner une drogue contrôlée aux consommateurs, afin de diminuer le risque de mortalité, amplifié par l’achat sur le marché noir.