Les spécialistes ont coutume de le dire: les vaccins sont parmi les produits pharmaceutiques les plus sûrs, tant les démarches pour les autoriser sont complexes et poussées. Pour une raison simple: contrairement aux médicaments, les vaccins sont inoculés à des bien portants. Il ne faudrait donc pas qu’ils rendent malades les personnes qui les reçoivent. Pour éviter cela, les autorités de santé redoublent d’attention.

Malgré cet objectif commun, tous les pays n’ont pas les mêmes procédures d’homologation. Ce qui explique pourquoi parfois un vaccin est autorisé à un endroit, et pas à un autre. C’est le cas par exemple pour le Prevenar 13, efficace contre les maladies invasives à pneumocoques de l’adulte. «Il n’a été enregistré par Swissmedic que pour les petits enfants, donc finalement retiré par la firme», explique Claire-Anne Siegrist, cheffe du centre de vaccinologie des Hôpitaux universitaires de Genève.