C’est une toute petite hormone, cinq fois moins massive que l’insuline, mais aux grands effets. L’hormone de libération des gonadotrophines hypophysaires, appelée aussi gonadolibérine ou GnRH, est connue comme la cheffe d’orchestre de la puberté et de la reproduction chez l’humain, comme chez tous les vertébrés. La GnRH est sécrétée au niveau du cerveau par une poignée de neurones. Cette hormone pourrait-elle intervenir dans d’autres fonctions que la reproduction? C’est la question à laquelle a tenté de répondre une équipe de scientifiques français. Dans un modèle de souris utilisé pour étudier la trisomie 21, les chercheurs ont montré que la GnRH améliorait la fonction de mémoire et l’olfaction. De quoi donner l’idée à des scientifiques au CHUV de tester l’injection de GnRH chez des personnes atteintes de trisomie 21, dite aussi syndrome de Down. Les résultats préliminaires, publiés jeudi dans la revue Science, sont plutôt encourageants malgré quelques limites.