Intempéries

L’Irlande et la Grande-Bretagne frappées de plein fouet par la vague de froid

Cette vague de froid a jusqu’ici causé la mort de près d’une soixantaine de personnes. En Irlande, l’alerte rouge est toujours en vigueur

L’Irlande et la Grande-Bretagne ont subi de plein fouet jeudi le froid et la neige qui affectent toute l’Europe depuis plusieurs jours. L’île d’émeraude redoutait les conditions météorologiques exceptionnellement mauvaises annoncées jusqu’à vendredi en raison de la rencontre au-dessus du pays de la tempête Emma, venue de l’Atlantique, et de la vague de froid sibérien venue de l’Est, avec à la clé d’abondantes chutes de neige et une dégringolade des températures.

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L’aéroport de Dublin a annoncé jeudi la suspension du trafic aérien à partir de 17 heures (heure suisse) et «probablement» jusqu’à samedi du fait de l’alerte rouge neige et verglas lancée par le gouvernement irlandais. Aer Lingus a suspendu ses vols après 16 heures, suivie par toutes les autres compagnies. Ryanair a cessé pour sa part ses opérations à 17 heures.

La Bourse de Dublin a annoncé qu’elle fermait jeudi après-midi et vendredi en raison des «conditions météorologiques extrêmes». Elle ne rouvrira que lundi. Les autorités ont demandé à la population de rester confinée au plus fort des intempéries, entre jeudi après-midi 17 heures et vendredi 16 heures. L’Irlande a déjà été traversée mercredi par des vents violents, qui ont atteint 100 km/h, avec des chutes de neige considérées comme les plus importantes depuis 1982.

Des conditions extrêmes jusqu’à la fin du week-end

En Grande-Bretagne également, la population retenait son souffle, restreignant les activités au maximum. Le Parti conservateur écossais a annulé son congrès qui devait démarrer jeudi après-midi. L’organisme en charge de la distribution du gaz au Royaume-Uni (National Grid UK) s’est inquiété de la demande très forte des consommateurs, en raison du temps.

Plusieurs aéroports ont annoncé des interruptions du trafic ou des retards. Les intempéries ont entraîné en outre d’importantes perturbations des services ferroviaires, et des routes ont été fermées. Quatre trains Eurostar entre Londres et Paris ou Bruxelles ont été annulés jeudi, et au moins dix le seront vendredi.

Les prévisionnistes britanniques estiment que des conditions météorologiques extrêmes continueront de balayer les îles britanniques pendant tout le week-end.

Près de 60 morts depuis une semaine

La vague de froid a fait au moins 57 morts depuis vendredi, selon un comptage des bureaux de l’AFP: 21 en Pologne, 7 en Slovaquie, 6 en République tchèque, 5 en Lituanie, 4 en France, au moins 3 en Espagne, 2 en Italie tout comme en Roumanie, en Serbie et en Slovénie, 1 aux Pays-Bas, 1 en Angleterre et 1 en Suède. Parmi ces victimes, de nombreux sans-abri.

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Les températures restaient souvent très basses à travers le continent. Dans la nuit de mercredi à jeudi, le thermomètre est tombé à -28,7°C en Pologne, à -23,4°C en Slovaquie et à -18°C en Allemagne. Aux Pays-Bas, après une légère hausse des températures, les valeurs ressenties devraient à nouveau tomber entre -15 et -19°C dans la nuit de jeudi à vendredi.

Dans les Balkans, les météorologues attendaient une remontée des températures mais certaines régions montagneuses de Bosnie ont encore connu une nuit glaciale. Conséquence directe de cette vague de froid, le groupe russe Gazprom a annoncé avoir battu un nouveau record, pour le septième jour consécutif, d’exportation de gaz vers l’Europe et la Turquie le 27 février, à 695,1 millions de mètres cubes.

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