Neurosciences 

L’ocytocine, une hormone sensible à son environnement

Des scientifiques montrent que la production de cette hormone impliquée dans les relations affectives est influencée, chez le nourrisson, par la qualité des interactions sociales, avec des conséquences sur le tempérament

Au registre des hormones présentes dans notre organisme, certaines savent indéniablement comment se faire remarquer. L’ocytocine est sans conteste de celles-là. Il faut dire qu’à côté de l’énergique testostérone ou de la stressante cortisol, cette molécule fait figure d’enfant de «cœur». Hormone de l’amour pour les uns, du plaisir pour les autres, l’ocytocine est non seulement essentielle à l’accouchement et à la lactation, mais elle joue également un rôle clé dans les mécanismes d’interaction sociale – notamment dans les processus d’attachement – en agissant comme un ciment relationnel.

Connu depuis près d’un siècle, objet de plus de 25 000 publications scientifiques, ce peptide synthétisé par l’hypothalamus a su conserver une part de mystère, contribuant à la fascination des chercheurs à son égard. Une équipe américaine vient toutefois de lever un nouveau coin du voile en publiant, le 16 octobre dernier dans la revue Science Advances, une étude analysant – chez l’homme et durant la petite enfance – le rôle de l’ocytocine au sein du lien mère-enfant.