L’Union européenne a pressé vendredi les dirigeants des grandes économies à traduire leurs «déclarations encourageantes» en «actes concrets» fin septembre à Bangkok lors de l’avant-dernière réunion de travail sur le climat avant le sommet de Copenhague en décembre.

»Il faut maintenant que les déclarations publiques encourageantes faites récemment par les grandes économies émergentes concernant la limitation de la croissance de leurs émissions se traduisent en actes concrets et soient prises en considération dans les négociations», a affirmé dans un communiqué le ministre suédois de l’Environnement Andreas Carlgren, dont le pays préside l’UE.

»Des progrès décisifs doivent être réalisés à Bangkok et je compte maintenant sur nos partenaires, tant des pays développés que des pays en développement, pour passer à la vitesse supérieure», a pour sa part déclaré le commissaire européen à l’Environnement Stavros Dimas.

Deux sessions préparatoires sont prévues avant le sommet organisé à Copenhague du 7 au 18 décembre: Bangkok du 28 septembre au 8 octobre et Barcelone du 2 au 6 novembre.

»Peu de progrès ont été obtenus lors des trois précédentes sessions», ont déploré les deux responsables européens.

»Le texte de négociation fait plus de 250 pages, est peu structuré et est truffé d’éléments entre crochets», précisent-ils.

MM. Carlgren et Dimas préconisent de «négocier au sein de petits groupes parallèles» et de «chercher, en priorité, de se mettre d’accord sur les éléments fondamentaux que devrait contenir l’accord de Copenhague».

»Un accord complet sera sans doute impossible», a-t-on confié de source communautaire.

»Tout dépendra du nombre de points non réglés, de la volonté de les régler et des délais pour le faire, sachant que l’accord doit entrer en oeuvre en 2013 pour remplacer celui de Kyoto», a-t-on souligné.

Les négociations portent sur les réductions des émissions de gaz a effet de serre pour limiter le réchauffement climatique à 2°C.

L’Union européenne va les réduire pour 2020 de 20% par rapport à leurs niveaux de 1990 et est prête à porter cet objectif à 30% si les autres pays industrialisés procèdent à des réductions comparables pour parvenir à un accord mondial.