Génétique

L’Université de Zurich pour cultiver du blé OGM

L’Office fédéral de l’environnement (OFEV) a autorisé l’Université de Zurich à cultiver à titre expérimental du blé modifié génétiquement

Les essais de culture de blé OGM menés par l’Université de Zurich devront compléter ceux qui ont déjà été effectués en 2008 et 2010, dans le cadre du Programme national de recherche PNR 59.

La demande de l’Institut de biologie de l’Université de Zurich a été déposée en janvier, a indiqué jeudi l’OFEV. Le but de l’expérience est d’examiner le comportement d’un blé génétiquement modifié pour résister à l’oïdium, une maladie fongique, et d’étudier les effets de cette résistance.

Conformité avec le droit suisse

Selon le droit suisse, la demande remplit les critères requis. L’OFEV a fixé les mesures que l’Institut de biologie devra prendre pour éviter que du matériel génétiquement modifié ne soit disséminé hors de la zone d’expérimentation. Les conditions exigées sont comparables à celles fixées lors des précédents essais.

Il s’agit notamment de mesures de sécurité sur le site, comme des clôtures, des filets de protection contre les oiseaux et une distance d’isolation avec les cultures de blé avoisinantes. Les essais auront lieu entre 2014 et 2018 sur le nouveau site protégé de la Station fédérale de recherche agricole Agroscope à Reckenholz (ZH).

Les anti-OGM

L’institut de biologie devra aussi prendre des mesures pour éviter que des actes de vandalisme se produisent. En effet, des activistes avaient détruit les trois quarts de la précédente parcelle d’essai zurichoise. A Pully, dans le canton de Vaud, un champ avait été inondé d’un mystérieux liquide.

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