Climat

Lutte contre le réchauffement: miser sur le désinvestissement

Jacques Mirenowicz, rédacteur en chef de «La Revue durable», organise un cycle de conférences sur le désinvestissement dans les énergies fossiles

Lutte contre le réchauffement: «miser sur le désinvestissement»

Questions à

Le Temps: En quoi le fait de ne plus investir dans les hydrocarbures constitue-t-il un bon outil pour lutter contre le changement climatique?

Jacques Mirenowicz: Les négociations en cours sur le climat portent sur l’utilisation des combustibles fossiles [qui émettent des gaz à effet de serre responsables du réchauffement] et non sur leur production. Cela aboutit à une situation dans laquelle des Etats annoncent leur intention de réduire leurs émissions de CO2, mais continuent à subventionner la production d’hydrocarbures. C’est totalement contradictoire! Avec le désinvestissement, on s’attaque directement à la source du problème, c’est-à-dire à l’industrie des combustibles fossiles, et non pas uniquement à ses conséquences.

Où en est le mouvement?

– Depuis son lancement en 2012, quelque 440 institutions dans le monde – philanthropiques, religieuses, etc. – se sont engagées à ne plus soutenir les énergies fossiles. Il ne s’agit cependant pas de prétendre mettre en faillite les producteurs d’hydrocarbures. L’ambition du mouvement de désinvestissement est de les déligitimer moralement et de miner leur influence politique. A noter qu’aucune institution suisse ne s’est pour l’heure engagée à désinvestir.

Pourquoi organiser un cycle de conférences sur ce thème?

– Pour réaliser le dernier numéro de La Revue durable, qui porte sur le désinvestissement, nous avons effectué une campagne de financement participatif. Nous nous sommes alors engagés à organiser une conférence pour chaque personne qui soutiendrait le projet à hauteur de 1000 francs. C’est ainsi que nous avons mis sur pied ce cycle de conférences, qui font intervenir, au-delà des acteurs de l’écologie, des personnalités de l’économie, de l’éthique et des arts.

Première conférence le 1er octobre à 18h30 à l’Université de Lausanne. Programme complet sur www.larevuedurable.com

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