télécommunications

Martin Vetterli, l’ingénieur ambassadeur

Vice-président de l’EPFL pour les relations extérieures, le scientifique continue ses recherches sur le traitement du signal

Martin Vetterli, directeur du Laboratoire de communication audiovisuelle, s’est fait un nom à la fin du XXe siècle dans le domaine du traitement du signal pour les télécommunications. L’ingénieur a enseigné dix ans aux Etats-Unis, entre Columbia et Berkeley, avant de revenir à l’EPFL. Il a reçu plusieurs distinctions, dont le Prix Latsis pour ses travaux sur les ondelettes, des outils mathématiques qui permettent de compresser notamment des images et des signaux audio. Aujourd’hui vice-président de l’EPFL chargé des relations internationales, un poste qui le fait passablement voyager, entre autres en Inde et en Chine, il assure parvenir à garder «une bonne moitié» de son temps pour la recherche. «Je travaille beaucoup sur les grands réseaux de senseurs, notamment sur un projet de stations déployées dans les Alpes pour mesurer les microclimats», explique-t-il. Il s’agit d’optimiser le niveau de détail spatial et temporel, d’interpoler, voire de prédire les données. Si certains se sont fait du souci pour le sort des sciences de l’ingénieur – le noyau traditionnel de l’EPFL – sous le règne de Patrick Aebischer, le médecin orienté vers les sciences de la vie, Martin Vetterli n’en fait pas partie. «Il faut faire l’état des lieux: à mon avis, les sciences de l’ingénieur ont un bon niveau, elles sont visibles et bien notées dans les rankings internationaux», commente-t-il. Pour preuve, l’implantation sur le campus de plusieurs sociétés actives dans ce domaine, comme Nokia. «Elles viennent là où les choses se passent», relève-t-il.

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