Médecin généticien et essayiste très médiatique, Axel Kahn est mort à l'âge de 76 ans après avoir lutté contre un cancer, combat qu'il avait raconté dans d'ultimes billets de blog très partagés début juin.

«C'est avec tristesse et émotion que la Ligue contre le cancer vient d'apprendre le décès d'Axel Kahn», a indiqué dans un bref communiqué cet organisme dont il avait récemment quitté la présidence à cause de sa maladie.

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«Rendre hommage à l'homme c'est d'abord épouser ses combats, saluer cette vie qui avait valeur d'exemple et faire nôtres ses engagements», a réagi dans la foulée le Premier ministre Jean Castex sur Twitter.

Après l'annonce de sa maladie, le Axel Kahn s'était exprimé à de nombreuses reprises dans les médias, sur Twitter et sur son site internet pour livrer ses sentiments à l'approche de la mort, en se surnommant «Axel le loup». «Que mes enfants me souhaitent «bonne fête papa» donne tout son sel à la vie. On a pas à apprendre à mourir. C'est inné. Apprendre à vivre à proximité de la mort est un superbe défi. Je le relève», avait-il par exemple twitté le 20 juin pour la Fête des pères.

Près de 600 articles dans des revues internationales

Né le 5 septembre 1944, docteur en médecine et docteur ès sciences, Axel Kahn a été directeur de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), directeur de l'Institut Cochin (2002-2007), président de l'université Paris Descartes (2007-2011) et président de la Ligue nationale contre le cancer.

Il était spécialiste des maladies génétiques, notamment hématologiques. Ses travaux (cancer du foie, expression des gènes, thérapie génique...) avaient fait l'objet de près de 600 articles dans des revues internationales ainsi que de nombreux ouvrages.

Parmi ses nombreux livres, reflétant sa passion de l'éthique et de la philosophie: «Et l'Homme dans tout ça?» (éditions Nil, 2000), «L'homme ce roseau pensant... essai sur les racines de la nature humaine» (Nil 2007) et «Et le bien dans tout ça» (Stock, 2021).

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