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Les «méga-feux», nouveau visage du réchauffement

Les changements climatiques créent les conditions favorables à la survenue de virulents incendies de forêts, à l’image de ceux qui sévissent actuellement en Australie. Davantage de régions devraient être concernées, sur des périodes plus longues

2019 a été la deuxième année la plus chaude dans le monde, juste après 2016, vient d’annoncer le service d’observation européen Copernicus. En Australie, le brasier ne s’est pas éteint avec la nouvelle année. Quelque 80 000 km2 de terres, soit presque deux fois la surface de la Suisse, sont déjà partis en fumée sur l’île-continent. Vingt-cinq personnes et environ 500 millions d’animaux ont péri dans les flammes. Un «méga-feu» qui porte la marque des changements climatiques.

Le déclenchement d’un incendie de forêt et sa propagation dépendent de multiples facteurs, comme l’aménagement du territoire ou le type de végétation. Mais les conditions météorologiques jouent un rôle clé. «Plus il fait sec et chaud, plus la probabilité de feux de forêt est importante», souligne Sonia Seneviratne, climatologue à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Les changements du climat jouent donc un rôle. «Notre planète s’est déjà réchauffée de 1°C par rapport à la période préindustrielle, ce qui accroît significativement le risque de feux.»