Oncologie

Mieux gérer les effets secondaires de l’immunothérapie

Parfois imprévisibles, les événements indésirables liés aux traitements par immunothérapie nécessitent une prise en charge rapide. Une équipe du CHUV a mis au point un algorithme pour faciliter la prise de décisions thérapeutiques

L’immunothérapie, dont le but est de stimuler les capacités intrinsèques du système immunitaire à combattre le cancer, devient progressivement la norme dans la prise en charge de certaines tumeurs. Aujourd’hui, ce sont ainsi une dizaine de types de cancers qui sont déjà traités par inhibiteurs de checkpoints. Ces médicaments ont pour objectif de lever les freins exercés par certaines molécules à la surface des lymphocytes T (un type de globule blanc), pour leur permettre de lutter plus efficacement contre les cellules cancéreuses.

S’ils ont radicalement changé la donne et considérablement amélioré la survie de certains patients, ces traitements n’en sont pas moins dépourvus d’effets secondaires. Le risque principal étant que le système immunitaire se mette non seulement à attaquer la tumeur, mais aussi les tissus sains. Ce phénomène, appelé toxicité auto-immune, peut se manifester sous la forme de réactions cutanées, d’inflammations du côlon, de dérégulation des glandes endocriniennes comme la thyroïde, ou encore, plus rarement, par des complications plus sévères pouvant toucher l’ensemble des organes.