Ils ont du mal à boutonner leur manteau, à découper leur viande ou à lacer leurs chaussures, à prendre le bus dans la bonne direction… Tout geste qui requiert une coordination fine, tout repérage dans l’espace est pour eux un défi quotidien. Ecrire, en particulier, reste une épreuve, pour des résultats souvent décourageants. «Lorsque ma fille découpait des bonshommes, ils n’avaient ni tête, ni jambes, ni bras», témoigne Marianne Delétang, présidente de la fédération française Dyspraxique mais fantastique.

De quoi souffrent ces enfants? D’un trouble développemental de la coordination (TDC), ou dyspraxie. En clair, de déficits dans les habiletés gestuelles, qui entraînent souvent des difficultés d’apprentissage à l’école et des limitations dans les activités quotidiennes, sportives et manuelles. Les adultes aussi sont affectés: sur le plan professionnel, «réaliser plusieurs tâches en même temps est pour eux très difficile. Les métiers qui requièrent de la minutie également», ajoute Marianne Delétang.