Médecine

Mieux vaut déclencher la naissance des gros bébés

Déclencher les accouchements des gros bébés limite les risques de complications pour la mère et l’enfant, révèle une étude médicale

Déclencher les accouchements avant que les bébés ne grossissent trop: c’est l’idée derrière une étude médicale publiée dans la revue The Lancet. Au-delà d’un certain poids, les bébés qui viennent au monde augmentent les risques pour leur mère et pour eux-mêmes.

Exemple, la difficulté à passer les épaules, que les médecins nomment la dystocie, peut entraîner des fractures de la clavicule. Pour la mère, mettre au monde un bébé costaud implique souvent le recours à la césarienne (et ses risques inhérents, hémorragies et infections en tête), et provoque plus fréquemment des lésions du périnée. Face à ce constat, une équipe d’obstétriciens menée par le professeur Michel Boulvain, des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) a voulu évaluer si le déclenchement des accouchements pouvait limiter ces risques.

Moins de complications

Réalisés en Suisse, en France et en Belgique, les travaux ont porté sur 825 femmes en fin de grossesse dont le fœtus présentait un poids supérieur à la moyenne. La moitié d’entre elles ont accouché naturellement, tandis que les autres femmes ont accouché après déclenchement entre la 37e et la 38e semaine. Résultat, les bébés venus au monde après déclenchement pesaient 3,8 kg en moyenne, contre 4,1 kg pour les autres.

Sans surprise, le déclenchement entre les 37e et 38e semaines a réduit les risques de fracture de la clavicule, sans toutefois augmenter le risque de césarienne ou la probabilité d’intervention médicale lors de l’accouchement. Les complications néonatales ont été jugées équivalentes entre les deux groupes, à l’exception des bénignes jaunisses du nourrisson, plus fréquentes chez les bébés «déclenchés». Une approche simple qui pourrait facilement être mise en application.

 

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