Nouvelle expérience, et toujours rien. Rien qui suggère la moindre différence entre un atome d’hydrogène et son antiatome, l’antihydrogène. Des physiciens de l’expérience Alpha, dirigée par l’Américain Jeffrey Hangst et menée à l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) à Genève, relatent dans la revue Nature du 20 février ne pas avoir trouvé de preuve de «violation de symétrie fondamentale», élément qui leur permettrait de résoudre une des plus importantes énigmes de la physique, à savoir la disparition de l’antimatière dans l’Univers. Loin d’être un échec, l’expérience leur a permis d’étudier un atome d’antihydrogène comme jamais auparavant.

Les galaxies, les nébuleuses, les étoiles, les planètes, leurs lunes, et bien entendu nous, de la pointe de nos cheveux jusqu’aux méandres de nos intestins: tout n’est que matière. Une matière «normale», pourrait-on dire: carbone, hydrogène, calcium, fluor, etc. – autrement dit des atomes, au nombre de 118, impeccablement rangés dans la classification périodique des éléments. Mais il n’en n’a pas toujours été ainsi: à l’origine de l’Univers, il existait un double maléfique de la matière: l’antimatière.