Le Predator, nouveau graveur de Iomega.

En 1995, Iomega lançait le Zip. Prouesse à l'époque: le disque amovible avalait l'équivalent de 60 disquettes traditionnelles. Quarante millions d'exemplaires vendus plus tard, Iomega s'attaque à un autre segment, en pleine expansion, du marché du stockage: la gravure de CD. Le premier graveur lancé par Iomega fin 1999 était un graveur interne. Le suivant, en février 2000, s'est libéré de l'ordinateur et se plaçait en externe. Il trouve aujourd'hui un successeur avec le Predator.

Première différence notable: Iomega a travaillé le design de ce nouveau produit, disponible en Europe depuis le mois de février. Le graveur a en effet adopté les courbes des objets qui savent se faire aimer ainsi que les transparences du iMac, véritable cliché dans le matériel informatique depuis le lancement de l'ordinateur coloré par Apple. Il s'est également fait plus petit (27cm X 15cm X 24cm pour 1,4 kg). Si l'emballage est beau, il donne l'impression d'être un peu fragile une fois en main. Lors de ce test, même après un traitement un peu rugueux, aucune pièce n'a cependant été défaillante.

L'installation est aisée, même pour les personnes qui n'ont pas l'habitude de manier des engins informatiques. Une simplicité favorisée par le branchement sur port USB. Cette option a toute fois son revers: la vitesse de gravure (4x) n'est pas des plus élevées du marché. D'autres graveurs atteignent en effet des performances deux fois plus rapides (8x). En clair, la gravure d'un disque de soixante minutes prendra un quart d'heure avec le Predator. Une version munie d'un autre adaptateur (FireWire) est cependant annoncée pour ce premier trimestre. Elle sera deux fois plus rapide. Le Predator, graveur externe, permet de traiter les CD traditionnels mais également les disques réinscriptibles, dont la réutilisation peut donc se prolonger à l'infini. Il est livré avec plusieurs logiciels dont Adaptec Toast et MusicMatch Jukebox Plus.

«Le marché du stockage amovible est en pleine expansion, souligne Peter Wharton, porte-parole européen du groupe dont le siège sur le Vieux Continent est situé sur la commune du Petit-Lancy, à Genève. Or notre volonté est d'en occuper tous les segments.» Autre élément qui a décidé Iomega à produire des graveurs: la possibilité de toucher avec ce produit un autre public que celui des Zip. «L'utilisation de ces deux produits est différente, explique Peter Wharton. Le coût d'un CD vierge est minime. Mais c'est un support qui peut facilement être endommagé. On n'y inscrira donc pas des données importantes. Pour ce faire, une disquette Zip, protégée par un plastique, reste plus fiable. La musique sur support numérique, elle, se réinscrit très facilement sur CD. L'endommagement d'un disque revêt donc une importance moindre.»

Le Predator a été lancé en même temps que d'autres produits dont le Hip Zip, lecteur de MP3 (lire le Supplément Sciences et multimédia du 12 décembre 2000). Un second terminal musical, donc. Iomega cite en effet une étude montrant que les ventes de musique électronique seront multipliées par dix d'ici à 2004. Autre nouveauté: le Zip 250 alimenté par port USB. Plus tard dans l'année mais présenté au salon Cebit de Hannovre à la fin du mois, un nouveau système sur lequel Iomega dit beaucoup compter: le Peerless. Les cartouches qui s'insèrent dans des stations fixes offrent des capacités de stockage dix fois supérieures à celles des disques actuellement sur le marché. Autrement dit, Peerless devrait offrir la possibilité de sauvegarder l'ensemble de son disque dur ou un film entier sur un support pas plus grand qu'un assistant personnel.

Predator, graveur de CD réinscriptibles par Iomega, fr. 599.– , prix conseillé.