SnoCross Championship Racing. De Calgary au cimetière naval de Mourmansk, SnoCross propose de prendre les commandes de douze motoneiges sur sept sites de course. On retrouve les options classiques dans ce type de jeux avec les modes «championnat», «course simple», «contre la montre», ainsi que le «garage» permettant de personnaliser et d'améliorer son véhicule. A noter également la présence d'un éditeur de courses. Si le concept est original, le jeu souffre en revanche d'une réalisation bâclée. Les graphismes plutôt moyens et répétitifs (même si la neige est bien rendue) n'exploitent pas les capacités de la Dreamcast. Une PlayStation bien programmée fait aussi bien. Les bruitages quelconques noircissent encore le tableau puisque le bruit du moteur relève davantage d'une tronçonneuse que d'une motoneige. En outre, la musique répétitive et insipide devient vite agaçante. Mais l'intérêt d'un jeu ne se limite pas à de jolis graphismes et à de bons bruitages. En l'occurrence, l'animation et la jouabilité ne parviennent pas à sauver SnoCross.

Les motoneiges se traînent à une vitesse soporifique et le jeu est desservi par une mauvaise maniabilité. L'absence d'inertie rend le pilotage inconfortable: on ne sent pas vraiment le véhicule et la direction manque totalement de progressivité.

Mais surtout, ce jeu est lassant.

On s'ennuie après quelques minutes. Inutile d'espérer sauter des corniches ou dévaler des pentes au dénivelé impressionnant. Les circuits, peu nombreux, sont trop courts et sans originalité. Au final, la sauce ne prend pas une seconde. Un jeu décevant.