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Visage ou nuage? Votre conscience vous le dira…
© Shingseungback Kimyonghun

Exposition

Le Musée de la main en pleine conscience

«Dans la tête», la nouvelle exposition du Musée de la main à Lausanne, nous propose un long voyage vers notre conscience

«L’humanité changera d’avis dans quelques décennies…» La voix d’un présentateur radio d’un autre temps résonne dans les enceintes. L’homme avait vu juste: après des décennies de tabou, les sciences commencent lentement à soulever le voile de la conscience. Le Musée de la main UNIL-CHUV de Lausanne lui consacre son exposition.

Tout commence au sous-sol: lumière tamisée, murs gris et voix radiophoniques. L’une des images accrochées au mur représente des nuages. A force de regarder, on y devine un visage. «Notre cerveau interprète de manière inconsciente ce que l’on voit», explique Fabrice Clément, codirecteur du Centre de sciences cognitives de Neuchâtel. Ces expériences permettent de toucher du doigt les limites de notre conscience. Salle suivante, on apprend que les bébés prennent conscience à 17 mois que le reflet qu’ils voient dans le miroir c'est eux, vidéo à l’appui. Après quelques expériences, on se rend compte que notre conscience n’est pas très claire chez nous non plus… avant de naviguer vers la salle médicale. Scanners cérébraux et autres images expliquent le fonctionnement de notre cerveau dans le coma. La limite entre conscience et inconscience se fait plus ténue. «La seule différence qui existe entre coma et sommeil, c’est que le second est rapidement réversible», explique Franscesca Siclari du Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil du CHUV.

Dormir, un acte conscient

Dormir serait donc un état d’inconscience? La réponse se trouve au premier étage. Après le gris du sous-sol, on se retrouve dans la chambre bleu ciel de bébé au son des boîtes à musique. Un lit berçant nous promet, selon la pancarte, un sommeil profond d’inconscient. Espoir déchu. «Quand on dort, certaines régions du cerveau sont endormies et d’autres non», explique la spécialiste du sommeil. On élimine le bruit, notre corps se détend mais les connexions cérébrales sont bien là.

On entre ensuite dans la salle du rêve bleu, un énorme nuage blanc au-dessus de la tête. Contrairement aux idées reçues, on ne rêve pas seulement dans le sommeil paradoxal, mais à différentes étapes du sommeil. Par contre, on n’a pas encore percé le secret de l’utilité des rêves. Rien n’empêche d’essayer, le gros nuage nous conçoit un rêve sur mesure, en sons et lumières. Retour au monde adulte dans une salle jaune poussin, on parle drogues dures et hallucinations via des photomatons expérimentaux. «Dans toutes les époques, l’homme a trouvé un moyen d’altérer sont état de conscience», relate la médiatrice du musée, Roxanne Currat. On ressort de là conscient d’être inconscient.


Infos pratiques:

«Dans la tête. Une exploration de la conscience» au Musée de la main UNIL-CHUV à Lausanne du 30 juin au 29 juillet 2017.

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